Cette recherche doctorale s’intéresse aux paysages vernaculaires créoles de la Guadeloupe, en tant que constructions culturelles, sociales, sensibles et identitaires issues de la créolité. Elle analyse la manière dont les sociétés antillaises produisent, perçoivent et vivent leurs paysages, à travers les usages quotidiens, les pratiques ordinaires, les appropriations spontanées et les imaginaires, façonnés par l’histoire, les modes de vie, les savoir-faire empiriques et les contraintes environnementales. Fondée sur une immersion de terrain, des observations, des récits d’acteurs, des cartographies sensibles, des croquis et des photographies, la thèse vise à mettre en lumière la diversité et la richesse des expressions de créolité paysagère. L’objectif est de dégager des clés de compréhension théoriques et méthodologiques permettant d’alimenter les pratiques contemporaines du projet de paysage, en valorisant des expressions paysagères identitaires / vernaculaires, permettant de lutter contre la standardisation des paysages tropicaux.

